Le Pop Art Club Un mur de dalles à Led de 28 m² articulé circule entre l'arrière bar et le ciel de piste. Créer une discothèque en centre-ville, c'est encore possible, mais sous conditions. Le nouveau Pop Art est un projet mené de bout en bout de façon exemplaire. Le maître d'ouvre et tous les corps d'état intervenants ont travaillé en synergie et ont bénéficié de la proximité avec un maître d'ouvrage expérimenté, très impliqué. Point d'orgue de ce club sonorisé en Phoenix Electro-Voice, un mur de Led mobile et articulé de 28?m2 qui évolue entre un mur et le ciel de piste. Il s'agit d'un investissement technologique de haut niveau et d'un sérieux pari économique. Voilà résumé en quelques mots l'histoire du Pop Art et de ses mentors, Jacques et Charles Cimarosti, père et fils. Trente-cinq personnes s'activent dans cet établissement inauguré tout juste deux ans après l'ancien Pop Art disparu accidentellement sous les flammes. L'ancien Pop Art classé en troisième catégorie pouvait accueillir 350 personnes, alors que la nouvelle structure classée en seconde catégorie peut en recevoir 1 065 (sécurité pompier). Les autorisations d'exploitation sont une chose, l'opportunité de trouver un local en était une autre. Charles Cimarosti: Le projet existait sur le papier avant même l'acquisition des locaux. Je cherchais un local d'au minimum 1000 m2 et plusieurs options s'offraient à nous. Nous sommes propriétaires d'un bar du centre-ville qui jouxte un immeuble donnant sur cour. L'idée était de transformer l'immeuble et de couvrir la cour mais cela s'est révélé impossible. Nous avons étudié la possibilité d'acquérir l'ancien bâtiment du Trésor Public, idéal. mais l'affaire nous a été curieusement soufflée. Un industriel de Castres qui mettait en vente plusieurs usines s'est manifesté et nous a invités à visiter son parc d'usines. Nous avons été aussitôt séduits par les volumes du dépôt de textiles idéalement situé dans la ville (parking public à proximité). La hauteur sous plafond était un des critères définis dans l'étude, une valeur ajoutée pour le traitement de la lumière, de la vidéo, et le DAMIEN, L'ARTISAN DU MIX AUDIO VIDÉO! DJ, LJ et VJ, Damien est le multicarte du Pop Art, Il a réalisé toute l'ossature de l'escalier et des mezzanines, y compris celle qui forme sa régie "survitaminée" en équipement. Sono: En quelles circonstances as-tu découvert ce qui était encore il y a peu de ton hobby? Damien: Mon frère aîné était DJ et je m'amusais avec ses platines, à la maison, Plus tard, j'ai commencé à animer chez des potes, puis dans le cadre d'événements privés et de remplacements en club. J'étais client de l'ancien Pop Art et j'ai profité de l'opportunité qui m'était donnée d'exercer le métier à temps plein, sur nos mesures, d'après des techn iques recueill ies sur Internet, et pour le tiers du prix demandé par les entreprises référencées comme spécialistes. Les machineries ont été implantées côté cour pour éviter les fuites du côté des rivera ins et les trappes de désenfumage sont équipées de clapets acoustiques. Deux médiateurs ont été embauchés par le Pop Art pour faire respecter l'ordre public. Sono: Comment avez-vous été mis en relation avec l'installateur Dealight Concepts et les architectes d'intérieur Dpteam Design? Charles Cimarosti: La rencontre avec Philippe Nozeran (Dealight Concepts) est un concours de circonstances et date de l'époque où je prospectais une tab le vidéo pour l'ancien Pop Art. Sa réputation le précède et je n'envisageais pas d'autre inte rvenant pour l'étude et l'i nstallation son et lumière. La qualité du son et la décoration sont le fonds de commerce de la discothèque. J'avais'mes idées et chacun des intervenants est venu avec les siennes et son expérience. J 'oserais dire "tous ensemble", puisqu 'un certain nombre de proches nous ont aidés à concrétiser le projet. notamment Damien, chaudronnier de son premier métier et aujourd 'hui DJ du Pop Art. Le domaine technique est certainement celui que je maîtrise le moins, et mes seuls souhaits exprimés étaient que l'intégration des équipements et technologies soit optimisée : des éclairages contemporains à Led avec beaucoup de changement de couleurs, et une vidéo omniprésente, pensée en multizone pour les besoins de la privatisation. Le Pop Art a déjà hébergé des événements organisés par un laboratoire de recherche thérapeutique et un constructeur automobile français. Toujours dans la démarche qualitative, je cherchais à optimiser la décoration et les aménagements, et Philippe Nozeran m'a recommandé ce bureau d'architectes d'intérieur. Opteam Design a dessiné les croquis, schémas et plans d'exécution, et j'ai personnellement suivi les réalisations confiées à des entreprises locales. Les assises ont été fabriquées par Easy Tech, un artisan de Mazamet, et les tables en tôle et tube inox avec une fin ition micro-billes par un voisin industriel, la SA Benne. Sono: Quelle est la justification des deux salles? Charles Cimarosti: L'ancien Pop Art accueillait les 20-30 ans avec un registre généraliste mais très orienté club. L'objectif ici est d'essayer d'attirer un plus large public, de se diversifier en accueillant une clientèle plus âgée. Le Pop Art est ouvert du jeudi au samedi et les veilles de jours fériés. La deuxième salle présente un caractère plutôt dancing, intimiste, dans l'esprit de l'ex Pop Art. Castres et son agglomération 01 / L'éclairage d'animation du dancefloor: douze lyres PR Lighting MSD250, huit scans Starway MSD250, un strob Martin Atomic 3000, vingt Funstrip, deux lasers verts (1,5 W). L'ambiance lumineuse en salle est principalement traitée par de la Flex Led RVB. 02 / La vidéo est omniprésente. Elle est travaillée sur huit zones assignables (matrice Kramer) avec les écrans géants et les écrans LeD (8 x 42" et 2 x 50"). Quatre sources vidéo peuvent être distribuées simultanément. 03 / Les quatre sub EV PX2181 sont réunis en deux points de diffusion justifiés par l'architecture et la nature des revêtements béton des murs et sols. recensent un peu moins de 100000 âmes. Nous parvenons au coup par coup à mobiliser la cl ientèle au-delà de ce périmètre, mais la ville reste enclavée dans l'attente de la future desserte autoroutière qui doit la relier à Toulouse. Le booking des événements 2011 se veut fédérateur et prévoit la programmation d'un DJ de renommée nationale au moins une fois par mois, et des soirées à thème avec la venue d'artistes et musiciens. Du live avec une scène déjà matérialisée et précâblée. Le bureau d'architectes décorateurs Opteam Design est spécialisé dans l'agencement des ERP. L'agencement d'une discothèque présente par ailleurs des singularités bien connues de Dealight Concepts. Interpellé à ce sujet, Philippe Nozeran nous déclare: "La maîtrise technique peut occasionnellement palier un manque de moyens, mais Dealight Concepts n'a pas vocation de se substituer au travail des architectes, notamment dans le cadre de projets complexes impliquant la responsabilité du respect des normes et réglementations liées à la sécurité des personnes. L'occasion m'est peu souvent donnée de rencontrer les architectes d'un projet. En d'autres lieux et circonstances, il m'a aussi été donné de constater leurs bévues et d'évoquer les conflits qui les opposent parfois aux installateurs son et lumière'. Sono: Gérer les trois postes réclame une organisation diabolique, Tu joues du MP3? Tu le joues fort? Damien: Je reste principalement concentré sur le mix audio et je glisse mes programmes au milieu des titres radio. Je ne suis pas animateur et la communication avec le public s'effectue par le biais de la vidéo. J'achète des titres sur les plates-formes légales Internet, mais les nouveautés club se trouvent de moins en moins souvent proposées autrement qu'en MP3. Depuis que j'ai mes repères (en terme de niveau), le limiteur n'a plus jamais affiché une valeur à trois chiffres, et j'ai encore parfois le sentiment d'envoyer trop fort! Pour le contrôle live de la lumière, je conserve à portée de main un clavier d'ordinateur où les touches sont autant de raccourcis au lancement d'effets, plans et séquences. J'ai TEXTE & PHOTOS 1 ALAIN -MARC MALGA bien-être de la clientèle. Ce coup de cœur a cependant été contrarié par un voisinage sensible: une association évangélique et un centre d'accueil pour les jeunes qui pouvaient représenter un obstacle pour la mutation de la licence et l'obtention de l'autorisation administrative d'exploitation. Nous avons soigné la rédaction du dossier et adressé à la préfecture une demande de dérogation qui nous a été accordée. Sono: Sur la foi de quels arguments? Charles Cimarosti: Celui de la sécurité routière, d'abord, en démontrant l'intérêt de conserver un site en ville pour éviter aux gens de circuler avec leurs véhicules. Nous avons également mis en avant le décalage des heures d'exploitation, de nuit et le week-end pour le Pop Art,. le jour et en semaine pour le voisinage. Enfin, que l'association évangélique occupe une friche industrielle réhabilitée (espace locatif) et non pas un lieu de culte. Sono: Comment avez-vous appréhendé les prOblèmes d'émergence et de troubles à l'ordre public liés au va-et-vient de la clientèle? Charles Cimarosti: Dès le départ, j'avais conscience qu'il nous fallait créer des sas tampons entre les salles et l'extérieur. Une étude a été confiée à un acousticien. Il a été décidé de murer de part et d'autre les baies vitrées posées sur des murs larges de 60 cm avec deux rangées de parpaings montés à l'envers et remplis de ciment (augmentation de la densité du bloc). Le vide côté intérieur a été comblé avec des billes d'argile, une préconisation de l'acousticien. L'étanchéité des sas qui distribuent les issues de secours, l'accès au club et sur la cour (300 m2 - espace fumeur), est assurée par des portes acoustiques fabriquées conscience de ne pas optimiser les ressources de l'outil et me considère encore néophyte en lumière (sur Sunlite), mais je sais créer et mémoriser des programmes, ou créer à la volée des scènes comme il me l'a été demandé pour les photos (sic !). Le travail de la vidéo s'effectue en grande partie en amont de la diffusion, Cela fait des années que je m'emploie à remixer des clips sur Final Cut (Mac), Aujourd 'hui, c'est à ce stade que j'imagine leur intégration dans la programmation. Les Clips remixés et gravés sur DVD comportent des séquences volontairement dépourvues d'images parce que je sais les remplacer par un show lumière, C'est aussi l'avantage d'être maître à bord, Pour la manipulation, je profite de la table de mix audio-vidéo Pioneer SVM1000 et de deux lecteurs DVD basiques pour l'envoi automatique d'images. Un autre PC équipé d'Archaos permet la création live ou différée de nouvelles sources d'images, Sono: Quel regard as-tu sur la profession de DJ ? Damien: Beaucoup revendiquent le devenir et s'identifient aux quelques DJ surmédiatisés et s'imaginent déjà encaisser des cachets délirants, Ce n'est pas le reflet de la vraie vie et des qualités requises pour assurer la résidence en discothèque, Bob Sinclar se produit dans le cadre d'un show et on n'a pas à lui dicter le programme. A notre échelle, nous sommes presque au quotidien en contact avec une clientèle régionale et nous avons le devoir d'être populaire, Sono: Quel conseil donner au maître d'ouvrage dans sa recherche d'un architecte d'intérieur? Peut-on distinguer l'architecte d'intérieur de l'architecte décorateur? Comment définir votre mission? Xavier Moureau (Opteam Design) : Nous assurons la maÎtrise d'oeuvre, depuis les esquisses jusqu'à la finalisation en passant par le dépôt de dossier en mairie, le suivi de chantier, le design du mobilier et la recherche de partenaires. Dans un projet d'ERP, il Y a la partie agencement et aménagement architectural mais nous prenons également en compte l'activité professionnelle censée être rentabilisée, ce qui implique la prise en compte des contraintes d'exploitation. Pour le Pop Art, le dépôt d'un permis de construire signé par un architecte DPLG partenaire s'imposait à double titre. Les travaux modifiaient l'aspect extérieur du bâtiment et il y avait requa lification du lieu. L'application à la lettre de la législation se montre parfois compliquée, lorsqu'elle est coûteuse ou inadaptée, mais les règles doivent être respectées et il nous faut souvent défendre le projet en commission comme nous l'avons fait avec Charles pour le Pop Art. La création des escaliers, des passerelles et des mezzanines est rendue difficile malgré le volume en raison des obligations de hauteurs. Dans le cadre des suivis de chantier, nous travaillons régulièrement avec les bureaux de contrôle Socotec, Apave ou Veritas, autant pour valider les solutions que pour conforter nos choix. On ne sait pas tout 1 Un architecte d'intérieur peut se présenter comme architecte décorateur. Nous pouvons seulement conseiller aux maîtres d'ouvrage de vérifier si leur interlocuteur, personne physique ou morale, est bien membre du Conseil Français des Architectes d'Intérieur (CFAI - www.cfai.frl. Le Pop Art est sonorisé en Electro-Voice avec des éléments de la gamme Phoenix. La couverture du dancefloor de la grande salle est assurée par quatre subs EV PX2181 (deux HP de 46 cm) et six têtes PX2152 accrochées aux quatre coins et dans les longueurs du rectangle, légèrement excentrées par rapport à l'axe pour conserver la couverture de part et d'autre des deux colonnes de soutènement. On retrouve la même référence pour les deux subs complétant les quatre têtes PXl152 (38 cm + compression 1 pouce) installés pour sonoriser la piste de la seconde salle. Les deux systèmes utilisent une série d'amplificateurs EV CP4000S et le même processeur DC One (24 bits/48 kHz) pour le traitement du signal. La diffusion est concentrée sur le dancefloor dans les deux salles. Le rappel en pourtour de piste n'est pas à l'ordre du jour mais on recense quand même quatre enceintes EV ZX1 pour l'ambiance à hauteur des mezzanines. 04/ Une surface de consommation importante avec deux bars linéaires en dessous et face à la régie, augmentée avec l'implantation de bar sec en bordure de piste, Il y a de l'espace et on ne se sent pas à l'étroit. 05/ Une régie qui fait rêver. Table de mixage audio vidéo Pioneer SVM1 000 et le clavier de PC pour les raccourcis clavier des programmes Sunlite, quatre platines DVJ-1000 et CDJ-2000, Serato Sl2 (+ un Serato de secours), lasers verts pilotés par lasershow Designer. Tout cela nous amène au chapitre de la protection de l'appareil auditif, avec la mesure du niveau de la pression acoustique sur la piste. L'établissement est équipé de limiteurs Amix et d'afficheurs déportés en régies. Les micros de mesure sont implantés en contrebas des grils, dans un angle des pistes. Le niveau de pression du dancefloor de la salle principale est placé sous la responsabilité du DJ. Damien a trouvé ses repères après quelques ajustements considérés normaux dans le cadre d'une nouvelle exploitation. A sa demande, un système JBL bi-amplifié (quatre têtes - deux caissons en 38) a remplacé la paire d'enceintes EV de retour inaugurées avec le Pop Art. La régie est implantée sur la mezzanine à l'aplomb des bars et en dehors des axes de la diffusion. Il était important selon Damien d'avoir en retour un témoin du niveau sonore diffusé sur la piste. Le Pop Art n'est pas pénalisé en terme d'émergence. Certains seraient tentés d'user de ce privilège en laissant la liberté aux DJ en visite de flirter allègrement avec les 105 dB. On sait qu'en d'autres lieux, le niveau de pression acoustique imposé aux clubbers est à l'image de certaines autoroutes en Allemagne, sans limitation! Jacques et Charles nous ont confié avoir été très attentifs lors des tests et réglages. Le personnel est sensibilisé, et Damien sait mobiliser et entretenir sa piste en restant dans le domaine du raisonnable (95-99 dB). Et ça marche! En tenant compte de cette valeur et de l'absence de rappel en pourtour, on relève un écart de 12 dB aux abords des linéaires de bar et des assises. Du coup, il devient réellement possible de tenir une conversation sans pour autant se déconnecter de l'ambiance musicale. Sono: La répartition des subs en deux points de diffusion ne vous a pas compliqué la tâche? Philippe Nozeran (Dealight Concepts) : Dans le cas présent, l'architecture de la salle (un cube) et la surface à couvrir justifient l'option. Le public forme un rideau compact amortissant. Avec un seul point de diffusion, on aurait constaté une perte sensible du niveau et de l'homogénéité du signal dans ces fréquences. Deux points permettent d'équilibrer cette dispersion autrement lourdement pénalisée par les surfaces (murs et sol) en béton . Il y a un coupe-bas à 50 Hz (à 24 dB/oct). motivé par la nature des sources mais surtout en raison de l'acoustique de cette salle cubique, pour éviter des résonances qui deviennent gênantes à la longue. Le programme généraliste et les sources MP3 impliquent un compromis dans la correction, une cote mal taillée, l'objectif étant de récupérer de l'aigu, de la brillance et tenter de compenser des composantes harmoniques disparues parce que sacrifiées sur l'autel du MP3. Une constante en discothèque. La direction du Pop Art a prévu dans sa future programmation le passage d'artistes en live, sans doute le moyen de mieux apprécier la qualité de la diffusion. Sono : Comment est animé le mur à Led mobile qui circule entre le mur de l'arrière bar et le ciel de piste? Philippe Nozeran: Nous avons dessiné et fait réal isé les éléments mécaniques. Le mouvement est imprimé par trois rails de guidage (deux mécaniques et un électrique) dotés de galets et d'un système à chaîne comparable à celui d'une porte sectionnelle de garage industriel, dont il emprunte la motorisation. Le couple est important et l'écran effectue une course d'une dizaine de mètres. Il est composé de deux cent soixante-douze dalles de 33 cm x 33 cm ayant chacune un pitch de 40 mm (hu it lignes de huit pixels par dalle - soixante-quatre pixels - adressage automatique). Au total, ce sont seize rangées de dix-sept dalles alimentées en 5 V - 60 A. Il s'agit de Led Silan RGB où trois Led soudées côte à côte sont encapsulées dans des demi-sphères formant une lentille (contrairement à des Led CMS). L'écran n'est pas de taille standard (16/9 ou 4/3) mais le logiciel dédié sur PC permet de corriger les dimensions ou l'échelle des images. Le logiciel est complété d'un processeur vidéo VSP 618, appareil qui permet d'insérer plusieurs types de sources vidéo et de les redistribuer dans le même standard, ici en VGA (composite, Svidéo, HOMI). L'éclairage d'ambiance est réalisé avec de la Flex Led RVB. Nous avons depuis trouvé mieux en tenue en puissance. am.malga@sonomag.com PLAYLIST DE DAMIEN IMARTI DJ DU POP ART Firebeatz - It's like that 2011 Daft Punk & Shm - Around the one (Olav Basoski bootleg) Mattias - Get Your Hands Up Twin Blood - Once Again Tony Costa - The wisthle 2010 Rlp & Barbara Tucker -RE S. P. E. C. T Michael Calfan feat. Kaye Styles - Ching Choing (Bob Sinclar remix) The house keepers - Go down Go down 2010 Cri minai Vibes - Another Brick ln The Wall Duck Sauce - Barbra Streisand Email: djdamm@PopArtclub.com
Depuis 1989, le Rock Food est un lieu unique de rassemblement de la culture glisse qui, une fois la nuit tombée, se transforme en véritable dance floor que Roland enflamme avec Dj, concerts, cocktails et animations pour des soirées explosives et uniques. Il y a toujours une raison de faire la fête au Rock Food quels que soient la saison, le jour ou l’heure ! Le Rock Food, situé place des Landais à Hossegor, offre désormais une surface deux fois plus grande et un intérieur entièrement refait à neuf. En plus de son nouveau look et d’un espace totalement repensé, le bar intègre les nouvelles technologies les plus pointues en termes de son, vidéos et internet. Lors de la réouverture, avec cette soirée privée pleine de surprises, de nombreuses personnalités du monde de la nuit étaient présentes comme Philippe Fatien, patron du Queen à Paris, Chris du Klub à Hossegor, Domi du Bakoua, Yann dirigeant du Barrio et du Bodegon, Greg du Bar à Champagne O Quai... Les team Bacardi avec la présence de Olivier Dumoulard et Guillaume de Marcellus, Red Bull avec Maxime Deruy, Carlsberg avec Stéphane Joinville, Frédéric Georgelin et Pierre Grenier de ETC, Pascal Vassal de MHD, Mumm, Charles Legend, Phil Borgogno du Magazine de la Discothèque et autres partenaires du Rock Food ont également répondu à l’appel. Des stars du monde du surf comme Pierre Agnès, le PDG de Quiksilver Europe, Miky Picon et bien d’autres encore sont venus célébrer l’inauguration du nouveau Rock Food. MHD était le partenaire officiel pour cette soirée d’inauguration, et a offert au Rock Food pour cette occasion un Mathusalem de Moët & Chandon Zvaroski. Le champagne Moët & Chandon mis à l’honneur ce soir là, a coulé à flots. avec de la vidéo panoramique, des jeux de lumières et de la vidéo. • Avoir une sonorisation de qualité permettant de s’adapter à n’importe quel évènement (musique d’ambiance en journée et événementiel de soirée). Divers équipements ont été mis en place par l’entreprise ETC : un système de contrôle de bar fait de pistolet à alcool à pression relié sur une cave centrale, un ABC (qui permet de gérer tous les autres alcools “anneau”), des caisses Dino Satellite, des pockets pour gérer la terrasse et un module de gestion de stock. Le programme du projet du Rock Food à Hossegor devait être à la dimension de son propriétaire : audacieux, surprenant et unique. Afin de réaliser au mieux les attentes du maître d’ouvrage Roland Calaudi, Romain Dautry et Xavier Moureau de l’entreprise d’architecture d’intérieur Opteam Design ont avant tout écouté les attentes artistiques, décoratives et surtout ses demandes concernant l’exploitation de son futur établissement. Au niveau architectural et décoration : • Créer un lieu où l’esprit surf “ Musée du surf ” soit omniprésent. Garder l’âme de l’ancien Rock Food (il devait y avoir des rappels physiques de l’ancien établissement). • Créer un lieu avec une image et une ambiance fraîches, encore plus communiquant, par le jeu des images, des photos et des trophées de surf. • Insérer une ambiance plus contemporaine et utiliser la technologie Procurer du bien-être, du bonheur, il fallait que les gens se sentent bien. L’idée générale de Roland Calaudi était de créer dans cette nouvelle structure, un lieu dynamique, en maximisant les axes de regards, de circulations et surtout de créer une configuration unique des bars par leurs formes, mais aussi par leurs matériaux. Les bars Le premier fait près de 20 m de long et le second 6 m de long. Ils sont en forme de vague. La cabine Dj a été incrustée à l’intérieur du grand bar, ainsi que le coin VIP du Rock Food. L’idée était de créer 4 postes de production autonome (bière, soft, alcool et encaissement). Afin d’obtenir cette autonomie, ils ont tiré pour chacun des postes une ligne python bière, une ligne python alcool et une autre pour le soft. Toute la distribution liquide se fait presque exclusivement à l’aide de pistolet et de tirage (à part les ventes d’alcool premium). Ce système ingénieux mais qui a un coût important, permet d’avoir une rapidité d’exécution de service et surtout une qualité de contrôle efficace. Cette informatisation de la distribution est reliée à un ordinateur de contrôle, qui mesure la différence entre les produits versés et les encaissements. Concernant l’architecture de ces bars, ils ont voulu travailler des matières nobles, le bois avec un plateau de comptoir en chêne massif de dix centimètres d’épaisseur vernis et teintés, une façade de comptoir en inox microbillé (fait par la société Benne à Castres) avec des découpes en façade, l’une en forme de vague, l’autre avec le nom Rock Food ; le tout éclairé par de la lumière led RVB. Tout ce système de lumière est piloté par une matrice au niveau de la cabine Dj qui se trouve en incrustation dans le bar. Tout le bar a été fabriqué chez un menuisier toulousain spécialiste depuis 1956 dans la conception de comptoir : la société Aranda Mas. Ce sont des meubles faits sur mesure, confectionnés dans leur atelier et assemblés sur site. La simple conception de ces bars a nécessité un travail de plusieurs mois. La forme unique en vague donne instantanément la dimension du lieu. Les comptoirs vous envoûtent par leurs formes harmonieuses. Pour les parties arrières des comptoirs, la société toulousaine Dealight, spécialiste dans la conception lumière et effet laser des plus grandes discothèques du sud de la France a positionné dans l’arrière comptoir plus de 11 écrans 42 pouces, qui sont en liaison matricielle. Cette liaison permet de créer des images panoramiques et des effets vidéo dynamiques. De la cabine Dj, la personne peut gérer les images et les ambiances lumineuses de tout l’établissement. La salle Au sol une ambiance architecturale a été travaillée demandant une mise en oeuvre précise. Un calepinage complexe a été réalisé en forme de craquement terrestre mélangeant du carrelage en 60*60 de marque Novoceram (carrelage de haute qualité) et un plancher en chêne ayant une résistante importante. Le mélange de ces produits donne au droit du comptoir un aspect de sable et de bois qui correspond bien au lieu. La plupart des poteaux structures et une partie de certains murs possèdent des vitrines qui exposent des trophées de surf (planches de champion comme celle de Kelly Slater) qui ont une valeur importante. On retrouve dans ces vitrines des écrans vidéo et le système de sonorisation de marque Bose. Au plafond, différents niveaux ont été travaillés afin de donner un sentiment de mouvement. Des éclairs de lumières en led RVB ont été positionnés dans des goulottes plexi et métal faites sur mesure. Un nombre important de planches de surf et de sculptures de requin est éclairé avec de la lumière qui change de couleur. Cet éclairage permet de créer des halos de lumières au plafond. Encore une fois, c’était une volonté de concevoir une surface de plafond unique modulable par ses effets et complexe dans sa conception. De plus, il a été prévu de positionner un laser couleur 4 watts dans le volume de la salle qui clôture la mise en scène totale du show. Un réseau complet de caméras anti-intrusion, avec alarme a été mis en place. Il était inconcevable de ne pas mettre dans cet établissement un son de qualité. Pour cette raison un bureau d’étude acoustique (Dbair) et un bureau d’expertise en son (Groupe BOSE) ont été missionés. La conclusion a été de mettre en place un nouveau système son unique dans la région (Panaray Line Array ma 12). Il était important de réaliser un lieu unique, magique, et marquer une nouvelle ère tout en gardant l’âme de ce vieil établissement qui existe et qui attire toujours plus de monde depuis plus de 20 ans. Roland Calaudi, personnage incontournable de ce lieu, désirait une nouvelle vie de son institution. Rock Food Place des Landais 40150 Hossegor Tél : 05 58 43 43 27 www.rockfoodhossegor.com